Secrets, mensonges... Le non-dit peut faire des ravages au sein d'une famille. Le dialogue entre parents et enfants est primordial pour lever les tabous et mieux comprendre son histoire.
L'enfant n'est pas dupe
Face à une nouvelle douloureuse, la tentation reste grande de tenir les enfants à l'écart, parce que notre souffrance est trop vive et qu'on souhaiterait les épargner.
L'imagination comble le manque
L'enfant risque alors de combler les "trous" avec son imagination : inventant des peurs encore plus terrifiantes que la réalité, ou se pensant responsable de la souffrance de ses parents. Parfois, l'omerta attise sa curiosité et lui donne envie de fouiller, ce qui peut même aller jusqu'à l'obsession.
Une confiance qui s'estompe
L'enfant ressent notre émoi. Si on le nie, il peut perdre confiance en lui-même. À moins qu'il ne réalise que ses parents lui mentent.
Des mensonges dommageables
Même un mensonge a priori anodin peut s'avérer dommageable, "lorsqu'il représente une prise de pouvoir abusive".
Ne pas masquer la vérité aux enfants
C'est pourquoi les psychologues conseillent de ne pas masquer à un enfant tout ce qui concerne les événements essentiels : naissance, mort, maladie, chômage ou séparation. Et d'en parler le plus tôt possible : plus on attend, plus il devient difficile de lui expliquer qu'on lui a caché quelque chose d'important.
Gare à l'excès inverse
Mais attention, les non-dits ayant causé bien des souffrances, notre société a aujourd'hui tendance à exagérer dans l'autre sens, en prônant la transparence obligatoire, sans aucune retenue.
Ce qui n'est pas mieux : l'enfant doit recevoir les informations qui le concernent, mais il n'a pas à être mêlé à notre vie intime, tout comme il a droit à son jardin secret. Une part d'ombre n'est nuisible que lorsqu'elle nous angoisse.